CLAIR OBSCUR: EXPEDITION 33
LA TOILE AUX RÊVES
CLAIR OBSCUR: EXPEDITION 33
LA TOILE AUX RÊVES
Nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture prochaine de l’exposition “Clair Obscur: Expedition 33. La toile aux rêves”, laquelle se tiendra du 6 octobre au 6 novembre 2026 à l’hôtel de ville de Montpellier.
Le succès mondial du jeu vidéo Clair Obscur: Expedition 33 n’est plus à démontrer. L’équipe montpelliéraine du studio Sandfall s’est en effet illustré dans la réalisation d’un jeu de rôle cinématographique, une fresque épique qui met en scène des combattants résignés. En vue de célébrer les artistes ayant donné vie à cette toile, nous vous proposons de venir découvrir les peintures originales de Clair Obscur: Expedition 33 à l’occasion d’une exposition temporaire, organisée dans l’Hôtel de ville de Montpellier. Près de 80 œuvres y seront exposées, et les visiteurs pourront s’attarder à l’étage de l’installation pour visionner un documentaire making of inédit.
Entrée libre. Adresse et horaires d’ouverture :
Ouvert le lundi, mardi, mercredi et vendredi de 8h30 à 17h30, le jeudi de 10h à 19h. Rendez-vous 1 Place Georges Frêche , 34000 MONTPELLIER.
Lumière l’insulaire
Si les monuments de Lumière et son grand café rayonnent encore de beauté, la ville perd de sa superbe à mesure que sa population disparaît. Des amas de peinture bleue érodent en effet les habitations à l’abandon, et la tour Eiffel ressemble désespérément à une fleur fanée. Afin de créer ce décor iconique en déclin, le directeur artistique Nicholas Maxson-Francombe expérimente d’abord dans le moteur de jeu Unreal Engine pour définir l’échelle de l’ile. Son maillage doit intégrer un port et une jetée principale, une grande muraille, des monuments, des serres et des rues à explorer. Il peint ensuite diverses vues aériennes et intimistes de Lumière pour illustrer le quotidien difficile de ses habitants. La construction en 3D de l’ile doit beaucoup aux artistes Alexandre Breton, Carla Devèze et Mathieu Costat. Le premier crée un outil d’élévation urbanistique sur mesure pour le projet, les seconds effectuent d’importantes recherches sur le mobilier et l’architecture parisienne « art déco » de la fin du XIXe. Un seul rêve : permettre aux joueurs de courir sur les toits de la ville !
Une exposition immersive qui célèbre les peintures originales du jeu à succès
Nous sommes en 2018. Alors que le créatif Guillaume Broche œuvre dans un studio de jeu vidéo en Suède, il se prend à rêver de créer son propre titre. Un jeu de rôle au tour par tour dont les héros auraient tout perdu, avant même d’avoir engagé la bataille. Grâce au soutien de son ami et programmeur Tom Guillermin, un premier prototype voit le jour, puis deux, et le rêve mue en projet. De nouveaux talents entrent en effet dans la danse, à commencer par Nicholas Maxson-Francombe, le directeur artistique belge à l’univers fantastique contrasté, et l’américaine Jennifer Svedberg-Yen. Engagée pour prêter sa voix aux personnages du jeu, cette dernière unit finalement son talent d’écriture à celui de Guillaume pour étoffer les fondations d’un univers, et la magie opère. Les personnages et leurs péripéties seront entièrement retravaillés après la fondation du studio Sandfall en 2020, ouvrant la voie à une société de Peintres aux pouvoirs extraordinaires. Cependant, la philosophie des développeurs demeure inchangée du début à la fin : faire vivre aux joueurs une odyssée grandiose et moderne mêlant beauté et mélancolie, scènes d’action aériennes et réalisation cinématographique.
Inspiré par le Paris de la Belle Époque, l’univers de Clair Obscur: Expedition 33 se donne en spectacle dès les premières images. Depuis les toits en zinc de la ville Lumière, le visiteur s’émeut devant une Tour Eiffel à la tête fondue, des fragments d’architecture flottant dans les airs telles les notes d’une partition invisible. Lumière était la capitale d’un continent foisonnant de vie et de beauté, avant que de puissants tremblements de terre et des ouragans ne la propulsent au beau milieu de l’océan. Depuis la « Fracture », une malédiction mortifère s’abat sur ses habitants. Chaque année en effet, une mystérieuse Peintresse à la longue chevelure s’éveille et peint un nombre dégressif sur son Monolithe : celles et ceux ayant l’âge affiché à sa surface sont instantanément gommés du monde. Menacée d’extinction à court terme, l’humanité tente d’organiser sa survie et envoie des expéditions de combattants volontaires sur le continent, dans l’espoir de sauver les siens. Aucune n’en est jamais revenue. Pire, des créatures meurtrières déferlent sur ces terres dévastées, obligeant les Lumiériens à se retrancher derrière les remparts de leur cité.
© Nicholas Maxson-Francombe, illustration.
© Nicholas Maxson-Francombe, concept arts.
Le continent des merveilles
Le continent devait être source de dépaysement et d’émerveillement total, autant pour les membres de l’expédition 33 que les joueurs. Le studio divise ainsi l’espace en différentes zones, chacune faisant l’objet de peintures exploratoires par Nicholas Maxson-Francombe. Amoureux des arts traditionnels et décoratifs, le directeur artistique développe un rendu graphique texturé comparable à de la peinture à l’huile afin d’embrasser la thématique principale du récit. De plus, il mène un important travail d’identification environnementale par le choix de couleurs tranchées et de formes organiques, toutes inspirées par des objets d’art et d’artisanat en céramique. Les équipes créatives qui héritent de ces représentations conceptuelles ont une mission : sublimer un rendu pictural riche en brillance et en contrastes dramatiques. En concertation avec le level designer Thibault Leblan, les artistes Carla Devèze, Mathieu Costat et Alexandre Breton œuvrent ensemble à la modélisation, à l’habillage et à la scénographie des environnements dans le moteur de jeu. Se jouant des volumes et des symboles, attentifs à la composition à l’image et à l’éclairage, ils s’attachent à faire de chaque biome une toile vivante et mémorable.
© Nicholas Maxson-Francombe, concept arts.
Des créatures au look théâtral
Outre la famille Dessendre qui se déchire entre deux mondes, Clair Obscur: Expedition 33 met en scène des personnages haut en couleur comme le peuple des Gestrals, ces petits soldats de bois plein d’entrain, le légendaire Esquie habillé à la mode de la Renaissance italienne, ou encore les Nevrons, des créatures mortifères occupant le continent. Nicholas Maxson-Francombe capitalise en effet sur ses années passées en agence de spectacles immersifs pour créer des designs 2D d’une grande théâtralité, tant sur le plan des costumes que de l’attitude. Les silhouettes, dimensions et proportions des personnages sont volontairement variées, toutefois chaque créature adopte les mêmes codes graphiques que son environnement immédiat pour préserver l’unité du tableau. Le directeur artistique représente essentiellement ses figures de face dans ses croquis, aussi donne-t-il la liberté au character artist Alan Reynaud de les réinterpréter, en vue de leur modélisation et habillage 3D. La technical artist Armande Lecointre s’occupe de la physique des vêtements et veille à l’optimisation d’un rendu graphique, tandis que sa collègue Amandine Marest imagine une galerie de coiffures semi-réalistes aux volutes aériennes, rappelant des coups de pinceaux en mouvement.
© Nicholas Maxson-Francombe, illustration et processus de peinture digitale.